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Imposition du routeur : Ce sont les consommateurs qui en supportent les conséquences

vendredi 11 août 2017

Cela fait un an que les internautes allemands ont la possibilité de choisir librement le terminal qu'ils souhaitent utiliser pour leur accès haut débit. Dans d'autres pays, comme c'est le cas pour la France, les réglementations sont moins favorables aux utilisateurs. Pourtant, l'exemple allemand prouve que le libre choix du routeur n'a aucun impact tragique, contrairement à ce que craignaient les fournisseurs d'accès. Bien au contraire, estime l’Alliance des Fabricants de Terminaux de Télécommunication (VTKE) dont voici la position détaillée.

Déjà en 2015, l'Union Européenne s'était clairement prononcée quant au fait que l'utilisateur avait le droit de choisir lui-même son routeur. Mais la réalité est différente. Des millions d'internautes sont obligés d'employer le routeur imposé par le fournisseur d'accès. Pour pouvoir utiliser le dispositif de leur choix, les clients ont uniquement besoin des données d'accès au service sous forme d'identifiant et de mot de passe mais il arrive souvent qu'ils ne reçoivent pas ces informations, même s'ils en font la demande.

Tout est bien plus simple pour les internautes allemands. Depuis le premier août 2016, jour où la loi sur les terminaux de télécommunication fut adoptée, les consommateurs choisissent librement l'appareil qu'ils souhaitent utiliser pour leur accès à Internet. La réglementation stipule clairement que le réseau de télécommunication public s’arrête au point de terminaison passif, c'est-à-dire, à la prise de courant dans le mur. La transparence de cette définition ne donne plus la possibilité aux fournisseurs d'accès d'affirmer que le routeur fait partie intégrante de leur réseau.

La nouvelle loi qui empêche d'imposer le routeur a été accueillie de manière très positive par de nombreuses associations de consommateurs ainsi que par VTKE, le groupement des fabricants de terminaux de télécommunication. "L'imposition du routeur pénalise les internautes, notamment en termes de sécurité et de la confidentialité en raison des lacunes de certaines fonctions des routeurs imposés", affirme Simon Kissel, fondateur et Directeur Général de Viprinet, fabricant de routeurs et membre du VTKE. "Depuis un an, les consommateurs sont libres de choisir entre le routeur du fournisseur d'accès à Internet ou d’acheter dans le commerce un terminal adapté à leurs besoins. Le chaos craint par les fournisseurs d'accès - comme nous nous y attendions - n'a pas eu lieu", commente Simon Kissel.

Les avantages du libre choix du terminal sont évidents. Les utilisateurs ont la possibilité d'augmenter les performances et de bénéficier d'une plus grande flexibilité de leur réseau domestique lorsqu'ils emploient un routeur de valeur à la place du dispositif fourni par l'opérateur. En effet, comme la loi stipule que le routeur ne fait plus partie intégrante du réseau public, toutes les données restent dans le réseau privé, ce qui protège ultérieurement la vie privée de l'utilisateur. En cas de vulnérabilité, l'utilisateur ne doit plus attendre l'intervention du fournisseur d'accès. L'internaute peut résoudre individuellement le problème en faisant lui-même la mise à jour du firmware du routeur ou en demandant au besoin le remplacement du dispositif.

Il devient également plus facile de changer d'opérateur étant donné que l’"ancien" routeur peut être employé sans interruption car il n'est plus nécessaire de se procurer un nouveau dispositif à paramétrer en partant de zéro.

"Une concurrence ouverte pour s'octroyer la préférence du consommateur amène obligatoirement à la fabrication de dispositifs plus performants et innovants", déclare Christian Auerswald, Directeur général de la société Auerswald GmbH, qui - en tant que fournisseur de systèmes de télécommunication et de solutions pour la communication sur IP - est membre du VTKE. "C'est naturellement la clientèle qui en bénéficie mais aussi les entreprises particulièrement innovantes et ambitieuses".

Le fameux "ISP Lock", c'est-à-dire l'obligation d'utiliser le routeur du fournisseur d'accès à internet, limite les évolutions et tendances importantes sous de nombreux aspects. Le marché des dispositifs mobiles - où l'équipement n'a jamais été imposé - indique clairement à quel point les développements peuvent être rapides et révolutionnaires. Une évolution qui permet aujourd'hui aux utilisateurs d'exercer de très nombreuses activités qui n'ont rien à voir avec la téléphonie classique avec leurs smartphones. Les sociétés qui ont réalisé ces fonctionnalités de manière à ce que le consommateur puisse les exploiter au mieux, sont celles qui possèdent aujourd'hui les meilleurs atouts sur le marché. Si le dispositif avait fait l'objet de restrictions, les smartphones ne seraient pas devenus aussi puissants qu'ils ne le sont aujourd'hui.

Malgré une opposition tenace, les allemands ont désormais la possibilité de choisir depuis un an le routeur qui correspond le mieux à leurs besoins avec des lignes DSL, câblées ou fibre optique. Aucune trace des scénarios tragiques dépeignant des hotlines et des services après-vente surchargés lorsque les utilisateurs n'arrivent pas à installer le routeur acheté, ni d'effondrement du réseau dû à l'utilisation de dispositifs de tierces parties. Toutefois, en France et dans d'autres pays européens, l'imposition du routeur reste une pratique courante. Pour employer le routeur qu'ils souhaitent, les utilisateurs n'ont pas d'autre choix que de le connecter au terminal fourni par l'opérateur. Cette modalité d'emploi est non seulement coûteuse pour les clients mais elle est également désavantageuse pour l'environnement : le consommateur paie ainsi deux fois, aussi bien pour l'achat des dispositifs que pour le courant.



A propos
L’objectif de l’Alliance des Fabricants de Terminaux de Télécommunication (VTKE) est de sensibiliser la politique et la société à l’importance des terminaux de télécommunications et de promouvoir la nécessité de conditions stables, tournées vers l’avenir et favorables à l’innovation pour les fabricants. En outre, en raison de la longue expérience d’un grand nombre de ses membres, le groupement aimerait contribuer à la politique des télécommunications allemande et européenne, ainsi que la politique numérique, des TIC, économique et de la concurrence.

L’Alliance comprend AGFEO GmbH & Co. KG, Auerswald GmbH & Co. KG, AVM GmbH, bintec elmeg GmbH, Buffalo Technologies EU BV, devolo AG, D-Link GmbH, DrayTek GmbH, uniVorx GmbH, Gigaset Communications GmbH, Ikanos Communications Inc., individual Computers Jens Schönfeld GmbH, LANCOM Systems GmbH, Lantiq Deutschland GmbH, Nextragen GmbH, Patton-Inalp Networks AG, Snom Technology AG, TDT GmbH, TechniSat Digital GmbH, Telefonbau Arthur Schwabe GmbH & Co. KG, Tiptel.Com GmbH et Viprinet Europe GmbH. 

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