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L'industrie 4.0 est en marche et porteuse de grandes promesses

mardi 13 juin 2017

Maintenance prédictive, automatisation accrue de la production, pilotage à distance, efficacité énergétique, etc. : les usages de l’IoT (Internet of things) dans l’industrie sont multiples et les attentes immenses. Et tous les éléments sont réunis pour l’essor de l’usine digitale, entre la chute du prix des capteurs, l’envolée du cloud et des capacités de calcul pour traiter le big data ou encore les progrès de l’intelligence artificielle. L'industrie 4.0 est donc en marche et porteuse de grandes promesses. 

Encore naissant, le marché mondial de l’IIoT (Internet industriel des objets) devrait rapidement progresser pour atteindre 40 milliards d’euros en 2020 pour la seule fabrication industrielle, et même 246 milliards pour l’ensemble des usages professionnels d’après les calculs du Boston Consulting Group. Pour l’heure cependant, l’industrie 4.0 est encore pour l’essentiel une affaire de grands groupes. Et plusieurs expérimentations (proofs of concept) restent sans lendemain. Mais dans son étude intitulée « Les marchés de l’usine digitale – Plateformes IIoT, big data, réalité augmentée… : perspectives des différents marchés et du jeu concurrentiel d’ici 2020 », Xerfi précise que cette industrie 4.0 est, malgré tout, porteuse de trois grandes promesses :

Il s’agit, par exemple, de proposer des services après-vente à forte valeur ajoutée grâce au développement de jumeaux numériques et à la remontée de données permettant une maintenance prédictive efficace. Á terme, les industriels pourront ne plus vendre des équipements, mais des heures d’utilisation de leurs produits. Un tel bouleversement ne devrait pas émerger véritablement avant une dizaine d’années, pronostiquent les experts de Xerfi.

Les lancements de plateformes transversales dédiées à l’IIoT se sont accélérés ces derniers mois, à l’image de Predix (GE), MindSphere (Siemens), Hana (SAP), Watson IoT (IBM) ou encore Azure IoT Suite (Microsoft). Á tel point que certains prédisent l’arrivée prochaine d’un acteur dominant et incontournable, un « Google des usines ». Si, à moyen terme, l’utilisation des plateformes généralistes devrait bondir à la faveur de l’extension des solutions IoT aux plus petites entreprises industrielles, rien ne dit toutefois qu’un seul acteur réussira à devenir incontournable et à marginaliser les autres.

Pour l’instant, les grands groupes mondiaux, cherchant à se positionner en leaders de l’IIoT, s’efforcent de se développer le plus vite possible dans le secteur pour ne pas se laisser distancer et construire leur légitimité. General Electric, qui a racheté 4 sociétés pour renforcer son offre dans l’IoT entre septembre et novembre 2016 pour plus de 1,5 milliard de dollars, illustre notamment cette politique de croissance externe à marche forcée. De leur côté, les grands groupes utilisateurs optent pour une approche combinant développement de compétences en interne et partenariats pour éviter d’externaliser complètement une activité à forte valeur ajoutée et mettre en place des solutions ad hoc. C’est ainsi qu’Engie a créé en 2016 sa propre Digital Factory en s’associant avec les Américains C3 IoT et Kony et qu’Air Liquide a mené son projet Connect en s’appuyantprincipalement sur ses ressources propres et sur un écosystème de start-up.

Pour les majors du conseil, comme par exemple Accenture, la transformation numérique est un axe majeur de développement. La transformation digitale est également une aubaine pour les entreprises de services numériques (ESN, ex SSII). Leurs compétences sont de fait précieuses pour intégrer les nouvelles solutions IoT aux systèmes d’information des entreprises.

Sur l’échiquier mondial de l’Internet industriel des objets, la France ne manque pas d’atouts. Grâce à la qualité de ses ingénieurs et de ses mathématiciens, le pays compte en effet un nombre croissant de PME et de startup dynamiques spécialisées dont Actility, un spécialiste de l’IoT, ou encore de Diota, un spécialiste de la réalité augmentée en plein développement. Sans oublier, bien sûr, quelques grands groupes mondiaux très actifs - à l’image de Schneider Electric, Dassault Systèmes et Atos - et son tissu dense d’intégrateurs expérimentés (les ESN).  

SQ 250-300

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