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« La constitution d’un portefeuille de brevets est-il un facteur de succès pour une start-up ? »

mardi 7 octobre 2014

« Ne pas avoir de brevets signifie se priver d’un facteur significatif de succès pour une start-up ». Tel est la principale conclusion à laquelle est parvenu France Brevets qui présente une importe étude réalisée par l’Ecole des MINES dont l’objectif est de comprendre si la constitution d’un portefeuille de brevets est un facteur de succès ou pour une start-up.

Aucune étude à ce jour en Europe n’avait pu mettre en lumière cette réalité. Pour analyser la réalité des faits, France Brevets a ainsi travaillé avec Yann Ménière, Professeur à l’Ecole des MINES ParisTech, qui a déclaré que « Si on se met à la place des fonds de capital-risque, les données démontrent que les brevets sont un critère pertinent pour investir. L’absence de brevets devrait donc réduire les chances d'une start-up d‘attirer des investisseurs avisés.»

Un échantillon de 829 start-up au sein desquelles au moins un des 9 fonds d’investissement les plus actifs en France a investi a été constitué. Toutes les transactions qui se sont effectuées entre 2002 et 2012 ont été analysées, en identifiant ce qui constitue un succès pour un investisseur, à savoir une introduction en bourse, une fusion ou une acquisition. Deux questions majeures ont été posées : la détention de brevets est-elle un bon indicateur pour les futurs investisseurs ? Est-elle un indicateur des chances de succès d’une start-up ?

Les résultats de cette étude démontrent ainsi que le système de la propriété intellectuelle vise à favoriser un environnement propice à la réussite des start-up.

L’impact des brevets a été analysé à deux moments de la vie des start-ups :

Tôt – au moment de leur première levée de fonds ; une start-up ayant constitué un portefeuille de brevets a 50% de chances de succès dans les 10 ans après sa première levée de fonds. Ce pourcentage baisse à 30% pour une start-up n’ayant pas de brevets, soit 2 fois plus de chances de succès pour une start-up ayant des brevets.

Plus tard - en limitant l’échantillon aux start-ups toujours en activité 6 ans après leur première levée de fonds, les résultats sont encore plus édifiants : 30% de succès pour une start-up avec brevets et seulement 8% pour une start-up sans brevets, soit 3 à 4 fois plus de chances de succès pour une start-up avec brevets.

Avec un facteur de 1 à 3, la constitution d’un portefeuille de brevets est un facteur de succès encore plus important dans le domaine des biotechnologies et du logiciel.

La nature du portefeuille de brevets va bien entendu influencer ce facteur de succès. Ainsi les chances de succès se verront augmenter de :

- 20% pour les sociétés qui ont choisi d’étendre leurs brevets aux Etats-Unis et au Japon en plus de l’Europe ;

- 50% pour les sociétés disposant de portefeuilles ayant les scores les plus élevés en utilisant la méthodologie de scoring de Thomson Reuters;

- 100 % pour les sociétés ayant les portefeuilles de brevets les plus importants en taille.


« Grâce à cette étude, nous avons pu quantifier une intuition qui nous semblait être une évidence, déclare Jean-Charles Hourcade, Directeur Général de France Brevets. Un investisseur va vouloir s’assurer que son investissement est sécurisé contre des tiers qui seraient susceptibles de copier la technologie dans laquelle il a investi et le brevet en est le vecteur principal. »
Selon

Jean Schmitt, Managing Partner de Jolt Capital, « Les start-up Sensitive Objects et Autentec sont deux exemples probants venant appuyer les résultats de cette étude. La première, Sensitive Objects a développé une technologie d'écran tactile acoustique, la licence de ses brevets à la société Tyco a rapporté plus de 70M$ alors que le chiffre d’affaires de la société ne dépassait 1M$. De l’autre côté, la start-up Authentec a été achetée 360 millions de dollars par Apple ( une des très rares exit important d’un Fonds de VC européen vers Apple) pour son portefeuille de 400 brevets, portant sur les capteurs d'empreinte digitale proposés aujourd'hui dans tous les iPhone. »

Pour plus d’information, l’étude complète est accessible en ligne sur le site de France Brevets : http://francebrevets.com/fr/actualites

SQ 250-300

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