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Vers une pénurie de spécialistes en Business Intelligence

mardi 20 décembre 2011

Selon une étude EMC, seul un tiers des sondés se dit très confiant sur la capacité de leur société à prendre des décisions professionnelles basées sur de nouvelles données. Les autres attendent de trouver la perle rare capable de les analyser... 

Cette enquête démontre, en effet, que l’explosion des données numériques générées par les divers équipements actuels (médias sociaux, blogs, systèmes de surveillance, appareils d'imagerie médicale, réseaux énergétiques intelligents, etc.), auxquels viennent s'ajouter les multiples outils destinés à analyser ces données, engendre de très nombreuses possibilités en termes de création de valeur ajoutée. Malheureusement, la demande de spécialistes en science des données (datascientist) a rapidement dépassé le nombre de talents disponibles. La pénurie menace dans les 5 ans à venir. 

Les obstacles à l’adoption de la science des données les plus fréquemment cités sont le manque de compétences ou de formation (32 %), la question budgétaire/les ressources (32 %), une structure organisationnelle inadaptée (14 %) et des outils/technologies insuffisant(e)s (10 %). Seuls 38 % des analystes en Business Intelligence et des spécialistes de la science des données sont par ailleurs convaincus que leur société utilise les données afin de mieux connaître ses clients. Pour 83 % des sondés, les nouveaux outils et les technologies émergeantes entraîneront un accroissement des besoins en spécialistes de la science des données.

Beaucoup déplorent également un manque d'accès aux données. En effet, seuls 12 % des professionnels de la Business Intelligence et 22 % des spécialistes en science des données sont convaincus que les salariés disposent de l’accès nécessaire à la réalisation d’expérimentations sur les données. Le besoin en spécialistes de la science des données au sein des entreprises est donc latent, mais seuls 12 % des répondants estiment que les professionnels de la Business Intelligence sont à même de répondre aux attentes dans ce domaine. Il est d'ailleurs exigé des spécialistes en science des données des compétences professionnelles et techniques d’un niveau supérieur à celles des professionnels de la Business Intelligence actuellement sur le marché. Selon l'étude consacrée à la science des données, les spécialistes en science des données sont deux fois plus susceptibles d’utiliser des algorithmes complexes lors du traitement des données. De plus, la probabilité qu’un spécialiste en science des données soit amené à prendre des décisions professionnelles sur la base de ces données est supérieure de 37 % à celle d'un professionnel de la Business Intelligence.

Toujours selon cette étude, ces spécialistes ont une opinion très positive de leur entreprise. Ils considèrent que leurs fonctions dans le domaine informatique sont mieux adaptées et leur confèrent une meilleure capacité pour attirer les nouveaux talents. Ces fonctions répondraient également davantage aux exigences des technologies de pointe telles que le cloud computing. C’est donc sans surprise qu’ils considèrent d’un œil très favorable les capacités de leur société en termes de virtualisation et d’analyses comparativement à leurs collègues de la Business Intelligence.

Les spécialistes en science des données sont plus susceptibles que les professionnels de la Business Intelligence d'être impliqués dans toutes les étapes du cycle de vie des données, c'est-à-dire de l'acquisition de nouveaux jeux de données à la prise de décisions professionnelles basées sur ces mêmes données. Enfin, les spécialistes en science des données sont davantage amenés à employer des langages de script, notamment Python, Perl, BASH ou AWK, que les professionnels de la Business Intelligence. Toutefois, Excel demeure l’outil de travail par excellence, aussi bien chez les spécialistes en science des données que chez les cadres de la Business Intelligence, suivi de près par SQL.

Les commentaires

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Par Opteamis le 20/12/2011 à 05:59

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