SSII : des évolutions s'imposent
La situation actuelle est compliquée pour les SSII. A peine deux ans après la claque de 2009 (leur chiffre d’affaires avait chuté de 4%), elles se retrouvent de nouveau confrontées à une dégradation de la conjoncture. Et d'après les prévisions des experts de Xerfi-Precepta, la croissance du marché des services informatiques ne devrait pas dépasser les 2 % l'an prochain.
Les SSII abordent cette nouvelle dégradation de la situation économique avec des marges de manoeuvre largement écornées par la crise de 2009. Elles vont donc devoir trouver des relais de croissance. Et heureusement, il y en a : solutions de mobilité, outils de gestion des données, chantier de la migration vers Windows 7 (avec la disparition du support d’XP annoncée pour 2014), montée en puissance de la demande du secteur public, Cloud computing, etc.
En matière de Cloud Computing, justement, il est difficile d'imaginer ce que cela donnera dans quelques années. Aussi bien en termes de montant et de nature des dépenses des entreprises, que de part de « new business » réalisée par les professionnels des IT, et notamment par les SSII…. En revanche, il est certain que les SSII ne seront pas seules sur ce marché. " Nombre de poids lourds mondiaux des IT on en effet déjà fait du Cloud Computing un axe de développement majeur pour les années à venir, explique Ludovic Melot, auteur de l'étude. Des opérateurs aussi prestigieux et puissants que Dell, Microsoft, Google, Amazon, Apple, Orange… Des opérateurs qui disposent d’une puissance financière véritablement impressionnante ". A fin juin 2011, les 8 premiers acteurs IT américains (Apple, Microsoft, Cisco, Google, Oracle, HP, IBM et Intel) pouvaient compter sur une trésorerie brute cumulée de plus de 275 milliards de dollars, dont 78 milliards pour Apple et
plus de 50 milliards pour Microsoft.


"Les SSII vont rapidement devoir s’interroger sur leur positionnement, leur promesse de valeur et la façon de faire évoluer leur relation avec les donneurs d’ordres" souligne Ludovic Melot. "Deux grands choix s’offrent à elles. Le premier est de lutter par les prix. Dans ce cas, c’est un modèle fondé sur l’industrialisation des process et la délocalisation de certaines activités qui devra être privilégié. La deuxième possibilité est de lutter par la différenciation. Le modèle adopté reposera alors sur la spécialisation, sur l’écoute des besoins de la clientèle, sur l’attractivité, etc".
A terme, cela implique de passer d’une logique « produits/services » à une logique « apporteur de solutions ».
Les commentaires
Les données sont intéressantes et conclusion interpelle. "Passer d?une logique « produits/services » à une logique « apporteur de solutions »".
Tout dépend de ce que l'on définit par "produits/services" et "solutions" qui sont d'ailleurs judicieusement mis entre guillemets.
Derrière ce slogan, se profile une question de modèles d'affaires (business model).
Dans cette perspective, on pourrait tracer la fresque historique de modèles d'affaires suivante : régie, application logicielle à façon, paramétrage de progiciel (de gestion intégrée (ie ERP), intégration de modules logiciels (ie SOA).
C'est à dire une valeur ajoutée basée sur le collaborateur (trice) et sur la propriété intellectuelle (des logiciels et des ouvrages de pratiques protégés par le copyright ou le secret des affaires).
La prochaine étape sera sans aucun doute configurée par les technologies 2.0. Mais comment ?
Grâce aux réseaux sociaux d'entreprise et professionnels, une valeur relationnelle pourrait bien être ajoutée.
Dans cette hypothèse, on pourra observer le développement d'une offre de "réseau social d'entreprise ouvert".
Le modèle d'affaires numériques : utilisation publique gratuite, utilisation privée (en entreprise ou association) + accompagnement payant.
Pour un exemple http://www.open-rse-n.eu
Par Tru Dô-Khac le 17/11/2011 à 09:23
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le 21/05/2012 à 03:00