Le M-Commerce fait sa percée auprès des jeunes
Bien qu'étant une pratique encore peu répandue auprès de l’ensemble de la population, le m-commerce est bien accueilli chez certaines cibles-clés (jeunes et cadres) tandis que le développement dans le reste de la population passera certainement par la sécurisation maximale de cette technologie, que ce soit pour le dispositif de paiement ou le respect de la vie privée de chaque utilisateur.
L’institut CSA a réalisé pour Orange et Terrafemina la septième vague d’un baromètre portant sur les pratiques des Français sur Internet. Cette vague s’est intéressée plus précisément au développement du m-commerce en France.
- 1009 personnes âgées de 18 ans ou plus ont été interrogées en ligne les 16 et 17 juin.
- L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et catégorie socioprofessionnelle après stratification géographique par région de résidence et catégorie d’agglomération.
Un phénomène encore marginal
L’utilisation du téléphone portable pour faire un achat est encore limitée chez les Français : seuls 9% de ceux-ci déclarent avoir déjà effectué une opération de ce type (dont 3% souvent et 6% rarement). Notons toutefois que certaines cibles sont plus familières de ce phénomène : assez logiquement les possesseurs de Smartphone (25%) mais aussi les CSP + (15%) et les plus jeunes. Un quart des hommes de 18-24 ans (25%) ont ainsi déjà pratiqué le m-commerce, tout comme 16% des femmes du même âge.
Quant aux types d’achat effectués par les pratiquants du m-commerce, on retrouve assez loin devant l’achat d’une application pour Smartphone, pratique déjà expérimentée par plus de trois quarts d’entre eux (74%). Une petite moitié a également déjà acheté des jeux pour téléphone (46%), 39% de la musique et un tiers (32%) une sonnerie pour téléphone. Tournent ensuite autour de 25% de pratique l’achat de billets de train ou d’avion (29%), de vêtements et d’accessoires de mode (24%), de places de cinéma (23%), d’une image ou d’un logo pour téléphone (22%) et de livres, CDs ou DVDs (21%). L’achat de titres de transports en commun (13%), de places de musée (9%), et de produits dans un petit magasin (8%) ou une grande surface (8%) est lui beaucoup plus limité parmi les personnes ayant déjà pratiqué au moins une fois le m-commerce.
L’intérêt pour le m-commerce auprès des non-pratiquants semble lui pour l’instant limité au sein de la population française. Les Français se disent ainsi majoritairement « pas intéressés du tout » par le m-commerce pour tous les produits cités précédemment même si quelques-uns d’entre eux recueillent tout de même un intérêt notable quoique minoritaire : les titres de transport en commun (28%), les places de cinéma (22%), les billets de train ou d’avion (21%) et les places de musée (21%).
Au-delà de ces résultats, certaines catégories de Français apparaissent plus intéressées par quelques produits. Les 18-24 ans, plus particulièrement les femmes, ainsi que les cadres sont en général plus réceptifs au m-commerce : 46% des 18-24 ans se disent par exemple intéressés par l’achat de titres de transports en commun, tout comme 45% des cadres. Les femmes de 18-24 ans sont quant à elles intéressées à 48% par l’achat de places de cinéma, à 40% pour des places de musée et à 42% pour des billets de train ou d’avion (38%, 34% et 34% pour les cadres). On remarque également un intérêt plus important des femmes de 50-59 ans sur un certain nombre de produits : les produits dans un petit magasin (29% pour 19% en moyenne), des livres, CDs ou DVDs (25%, 13%), une application pour Smartphone (25%, 11%), de la musique (24%, 10%) ou encore des vêtements ou accessoires de mode (25%, 9%).
Le m-commerce : un potentiel élevé à certaines conditions
Les faibles taux de pratique constatés ne sont toutefois pas forcément synonymes d’hostilité des Français. A la question posée de savoir si les achats par téléphone portable vont se développer, seuls 8% d’entre eux déclarent ainsi qu’ils ne se développeront que très peu ou pas du tout. Ils sont en revanche un gros quart (27%) à penser qu’ils se développeront au point de devenir une pratique courante tandis qu’une majorité (63%) voit elle un développement mais seulement chez une minorité de Français. On note par ailleurs que les plus optimistes pour le m-commerce sont les 18-24 ans (41% pensent qu’il deviendra une pratique courante), les possesseurs d’un Smartphone (41%) et les cadres (37%).
Cette relative bienveillance n’empêche en revanche pas une certaine vigilance sur la problématique de la géo-localisation. Une fois cette technique expliquée aux répondants, la majorité d’entre eux y voient encore quelque chose de potentiellement dangereux plutôt qu’une opportunité : les trois quarts des Français pensent ainsi que c’est plutôt une mauvaise chose car l’endroit où on se trouve relève de sa privée tandis que seuls 23% y voient une bonne chose car cela permet aux consommateurs de bénéficier d’offres privilégiées et personnalisées. Parmi ces derniers on retrouve les hommes de 25-34 ans (41%), les possesseurs d’un Smartphone (39%) et les hommes de 18-24 ans.
Pour finir, le développement du m-commerce dans l’ensemble de la population passera certainement par une attention particulière portée à la sécurité des moyens de paiement, ce critère étant de loin le plus cité par les Français (42%) comme le plus important pour se mettre au m-commerce, notamment chez les femmes (45%, contre 38% chez les hommes). Suivent ensuite la simplicité d’utilisation (19%), la garantie de ne pas recevoir une multitude de messages publicitaires (15%), les prix pratiqués (11%), les offres supplémentaires (7%) et seulement en dernier la variété des produits disponibles (2%).
Un possesseur de smartphone sur quatre a déjà utilisé son mobile pour effectuer un achat
Il est aujourd’hui de plus en plus possible d’utiliser son téléphone portable pour faire des achats, que ce soit par Internet sur un smartphone ou grâce au système de « communication en champ proche » qui permet de faire des achats dans un magasin en passant son portable devant une borne comme pour une carte bancaire.
Avez-vous déjà utilisé votre téléphone portable pour faire un achat, ne serait-ce que pour un morceau de musique ou une application Smartphone ?
Comment la population voit-elle le M-Commerce dans l'avenir ?
Une très grande partie de la population voit le M-Commerce se développer à l'avenir mais surtout par le biais des téléphones portables.
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le 09/02/2012 à 09:22